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Objectifs de la Reflexologie

D 4 février 2016     A Webmaster    


Toute unité active de l’être humain se projette sur sa propre zone réflexe.

Nous allons nous appuyer sur l’hypothèse selon laquelle il existe, pour une seule zone réflexe en relation avec une unité active de l’être humain, deux sous-zones :

- l’une, décrite par Mme Eunice Ingham (1889-1974), masseuse, kinésithérapeute, conférencière, installée aux Etats unis, qui eut l’immense mérite d’ouvrir la réflexologie au grand public, indiquant simplement la localisation d’un problème fonctionnel de l’organe en correspondance (zone périphérique),

- la seconde, ou zone somatotopique, est en rapport direct avec la situation anatomique de l’organe en correspondance (zone mère).

Ces deux sous-zones composent une zone réflexe complète. Tout organe envoie un "écho santé" sur une zone réflexe donnée ; il suffit d’exercer un stimulus sur la zone pour obtenir une réponse.

Chaque organe est relié au système nerveux végétatif par deux types de fibres : les unes sont orthosympathiques et les autres parasympathiques. D’une manière générale :
- le parasympathique ralentit les fréquences cardiaques et respiratoires tandis que l’orthosympathique les accélère,
- le parasympathique stimule la sécrétion glandulaire et le péristaltisme intestinal, l’orthosympathique les inhibe,
- le parasympathique favorise la vidange de la vessie et du rectum, l’orthosympathique les inhibe,
- le parasympathique stimule l’érection et l’orthosympathique l’éjaculation.

Ces deux systèmes distincts fonctionnent à la manière d’une balance à plateaux : quand l’un est en hypo-fonctionnement l’autre est en hyper et vice versa. L’équilibre végétatif est obtenu quand les deux systèmes sont stabilisés.
Une zone réflexe constitue le support privilégié sur lequel va être appliquée une technique précise destinée à rétablir " l’équilibre végétatif " de l’organe en correspondance avec cette zone.

Un état fonctionnel défaillant provoque un ralentissement des circulations énergétique, sanguine et lymphatique. De ce fait les toxines produites par l’organisme, n’étant plus entraînées correctement, se déposent plus facilement.
Les dépôts de toxines, appelés généralement granules, sont repérés de deux manières : l’opérateur les observe au niveau de son propre toucher, ou la personne traitée ressent une sensibilité anormale sur la zone traitée, ou encore les deux.
Une simple pression sur les granules provoque chez la personne traitée une sorte de sensation de piqûre semblable à celle d’un vrai point réflexe. En fait l’opérateur averti ne tombe pas dans le panneau de par sa connaissance précise de l’emplacement des points réflexes répertoriés à ce jour. En quelques secondes la zone réflexe concernée est libérée de ses granules au moyen d’une technique appropriée.

Avant d’être entraînés par la circulation sanguine et lymphatique vers les émonctoires naturels, ces granules suivent des trajets particuliers dont l’énergétique (médecine traditionnelle chinoise) apporte une explication rationnelle.

Par définition, en énergétique :
- le haut de la face plantaire est sous la dominance yang et le bas sous la dominance yin,
- la ligne séparant les deux tendances constitue une ligne d’opposition.

Chaque pied possède donc deux pôles énergétiques principaux : l’un se situe vers le haut sur le côté externe, et le second vers le bas sur le côté interne.

Cela veut dire que toutes les composantes yang vont converger vers le haut de l’extérieur du pied, c’est-à-dire vers la zone réflexe de l’épaule, et les composantes yin vers le bas de l’intérieur du pied, c’est-à-dire vers la zone réflexe de la vessie.

Ces deux pôles sont opposés selon les deux dimensions traditionnelles chinoises, le yin et le yang. Ils sont également opposés dans nos dimensions traditionnelles occidentales. En clair :
- les toxines induites par un problème d’anse hépatique ou splénique, de cœur, de poumon, de foie, de vésicule biliaire, d’hiatus œsophagien, de ceinture scapulaire, de tête, vont plutôt migrer vers la zone réflexe de l’épaule,
- et les toxines induites par un problème de tube digestif, de ceinture pelvienne, de gynécologie, rejoindront de préférence la zone réflexe de la vessie.
Une bonne circulation énergétique induit une bonne migration des toxines vers ces deux pôles, et une mauvaise circulation induit une lenteur excessive pour atteindre le pôle correspondant et bien souvent leur dépôt.
En général, ces dépôts sont stockés dans les régions proches des deux pôles de concentration énergétique.
Les régions privilégiées sont les suivantes : pour le pôle yang il s’agit des zones situées à l’amont et pour le pôle yin des zones situées à l’aval. La logique énergétique doit toujours rester présente. Pour remettre de l’ordre il suffit simplement de traiter en conséquence.

Au cours d’un traitement en réflexologie plantaire, l’opérateur exerce une pression active sur une zone réflexe telle que celle-ci doit provoquer les deux effets suivants :

- le trajet suivi par l’influx nerveux va du lieu de stimulation à l’organe en correspondance via les centres émotionnels du système limbique ; il s’agit du réflexe cuti-musculo-viscéral,
- la réponse à la stimulation initiale rapporte, via le réflexe viscéro-musculo-cutané, l’écho santé de l’organe en correspondance au niveau de la zone réflexe concernée ; toute sensibilité non conforme dénonce un problème.
L’effet réflexe étant immédiat, il ne convient pas de stimuler très longuement une zone réflexe quelconque. En effet toute excitation exagérée de celle-ci produit très exactement l’effet inverse.

Cela provoque une activité anormale de l’organe en correspondance qui finit par l’épuiser. Ce n’est pas précisément le but de la réflexologie !
C’est pourquoi une séance complète ne doit pas durer plus de vingt minutes sous peine de stresser inutilement des organes dont la zone réflexe a été stimulée trop longuement.
Par contre le massage plantaire, lui, peut durer des heures sans aucun risque pour les organes touchés. Cette technique, parallèle à la réflexologie, a pour objectif la détente, la confidence, la convivialité, et non le traitement. Ici l’opérateur n’analyse pas le réflexe viscéro-musculo-cutané car ce n’est pas nécessaire. Il convient donc de bien différencier la réflexologie et le simple massage.



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